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mumuland
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Des gifs, des blinkies, des tags, plus mon avis ciné... faites plaisir à vos amis !
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
07.08.2006
Dernière mise à jour :
20.11.2009

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* CRITIQUES CINEMA *

Le parfum

Publié le 30/10/2006 à 12:00 par mumuland
Le parfum
J'avais "dévoré" le roman et je voulais voir l'adaptation qu'il en avait été faite.Direction donc l'UGC samedi après-midi et en avant pour 2h30 de film. Et ben j'ai pas été déçue , j'ai beaucoup aimé. Alors faites comme moi, ne vous fiez pas aux critiques des professionnels qui le descendent et faites vous votre propre idée en allant en salle.

"Jean-Baptiste Grenouille naît en 1744. Enfant solitaire, malade, il devient un jeune homme à part grâce à un don unique : son odorat. Grenouille n'a pas d'autre passion que celle des odeurs, et chaque seconde de sa vie est guidée par ce sens surdéveloppé.
Survivant misérablement, il parvient à se faire embaucher comme apprenti chez les maîtres parfumeurs de la capitale. Il découvre alors les techniques et les secrets de la fabrication des parfums. Son don lui permet de composer quelques chefs-d'oeuvre olfactifs, mais son but ultime devient rapidement la mise au point de la fragrance idéale, celle qui lui permettrait de séduire instantanément tous ceux qui croiseraient son sillage. Dans sa recherche d'ingrédients, Grenouille est irrésistiblement attiré par le parfum naturel des jeunes filles. Il va aller jusqu'à en tuer beaucoup pour leur voler leur odeur et réaliser son parfum absolu."


Même s'il ne parvient pas à retranscrire toute l'essence du livre (réputé inadaptable), Tom Tykwer (Cours, Lola, cours), le réalisateur parvient très bien à nous faire ressentir tout le monde des senteurs que Patrick Süskind a écrit, toute l'ambiance de l'époque ainsi que la folie de Jean-Baptiste Grenouille. La mise en scène regorge d'inventivité pour nous faire explorer le monde olfactif du criminel. Ainsi, il joue avec la couleur, les textures, la lumière et ses contrastes avec brio.
Concernant le casting, les acteurs - à l'exception de Dustin Hoffman - ne sont pas connus mais ils sont exceptionnels : Ben Whishaw est la vraie révélation du film et joue un Jean Baptiste Grenouille sensoriel, presque animal (d'ailleurs il s'est inspiré du lémurien pour sa posture, son déplacement). Avec très peu de dialogues, il arrive vraiment à faire passer son obsession pour les odeurs aux spectateurs. La musique, très belle, d'autant qu'elle est interprétée par un des grands orchestres allemands (le Berliner Philharmoniker dirigé par Sir Simon Rattle, excusez du peu !), souligne parfaitement les moments de suspense, de folie, de désespoir...
Seul petit bémol du film. La scène d'orgie finale est trop stylisée : il y a trop de ralentis et trop d'effets de la part du réalisateur qui rendent du coup la séquence pivot un peu grotesque. Mais ça reste un très bon film, très fidèle au roman dans l'histoire même si l'atmosphère est moins glauque peut-être (réservé quand même à un public averti). Alors Messieurs Première, Studio, Télérama, Les Inrockuptibles et autre Parisien, achetez vous des lunettes !!!

@ Un peu de culture :
○ Jusqu'en 1985, Patrick Süskind est un scénariste télé germanique inconnu. Le jour où il publie son premier roman la donne change et son et son égo avec. Le Parfum, prouesse littéraire quant à la suggestion des odeurs par les mots, la sensation de dégoût infligée au lecteur et son élévation mystique, devient un best-seller et 15 millions de lecteurs à travers le monde le dévorent. Il est salué par tous comme un chef d'oeuvre.
"Faites comme s'il était mort", répondent les attachés de presse lorsqu'un journaliste réclame une interview de Patrick Süskind. Timide voire autiste, le romancier vit en ermite à Munich, ne parle qu'à quelques élus, fuit la presse comme la peste. C'est le Terrence Malick de la littérature.
"Ce roman est infilmable, absurde et horrible. Je n'en céderai les droits qu'à Stanley Kubrick et à la seule condition que ce soit lui qui le mette en scène. Je n'ai confiance qu'en lui.", dira l'écrivain. Mais que ce soit Kubrick, Scorsese, Spielberg... ils ont tous abdiqué devant ce chef-d'oeuvre.

○ L'Orchestre philharmonique de Berlin (en allemand Berliner Philharmoniker) compte parmi les orchestres symphoniques les plus réputés au monde. Depuis 2002, Simon Rattle, un chef d'orchestre britannique, est à la tête de l'ensemble. Sous sa direction, l'orchestre est devenu indépendant de toute tutelle gouvernementale.

Little Miss Sunshine

Publié le 20/10/2006 à 12:00 par mumuland
Little Miss Sunshine
"L’histoire des Hoover. Le père, Richard, coach incorrigiblement optimiste, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes", sans grand succès, hélas. La mère, Sheryl, à la morale rigoureuse, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de sept ans, Olive, binoclarde un peu enrobée, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne, grand lecteur de Nieztsche, a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy. Pour couronner le tout, le grand-père, hédoniste à la langue bien pendue, vient de se faire virer de la maison de retraite pour avoir sniffé de l'héroïne.
Les Hoover ont beau ne pas incarner un modèle de famille équilibrée, quand Olive décroche par chance une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille fait cependant corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen déglingué : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus, tandis que les débuts d'Olive vont bouleverser cette famille farfelue à un point que personne ne peut soupçonner… »


Vous êtes fatigué, déprimé, vous avez follement envie de vous changer les idées ? Little Miss Sunshine est un film pour vous ! Une vraie bulle de bonheur désopilante, touchante et diablement bien écrite. Il aura fallu plus de cinq ans aux deux réalisateurs, pour monter ce petit bijou de simplicité et de tendresse. Ca valait le coup d’attendre !!!
Road-movie à la fois sensible et terriblement cynique, ce film met à mal les grandes valeurs de la société américaine sur la famille, le couple, l’adolescence, pour mieux dénoncer l’intolérance, la bêtise (les coulisses des concours de mini miss sont effrayantes, on croit rêver) et l’individualisme. A travers une succession de situations cocasses, souvent à la limite du burlesque, cette famille sur le point d'imploser va se redécouvrir et renforcer les liens essentiels qui s'étaient dénoués depuis longtemps. Ensemble, ils vont apprivoiser les névroses qui les rongent. Satire caustique et endiablée, ce portrait de famille américaine est une réussite sur tous les points, dénonçant l'American Dream et sa superficialité.
Le film ne tombe jamais dans la caricature avec des personnages pourtant casse-gueule mais tellement attachants. Tout cela grâce à un formidable casting de comédiens : pas de grands noms mais les six acteurs sont excellents. La petite Abigail Breslin est croquante, les parents Greg Kinnear et Toni Collette sont touchants, Alan Arkin le grand-père toxico et obsédé est truculent, Steve Carell l’oncle gay et suicidaire est hilarant et la palme revient à Paul Dano, le frère, qui en ado révolté et muet, est tout simplement surprenant d’expression.
Le film est de plus servi par une bande son très agréable. Issus de l’univers des clips, Jonathan Dayton et Valerie Faris savent que la musique est importante pour souligner les scènes clés et ont choisi avec soin les morceaux, s'inspirant à la fois de rythmes folks et de mélodies du monde entier. Quant aux 10 dernières minutes du film, c’est un fou rire garanti que je me garderai bien de vous raconter.
Bref, Little Miss Sunshine donne la pêche, on en ressort avec la banane. A prescrire à tous ceux qui désirent un rayon de soleil à l’arrivée de l’hiver… et aux bougons aussi, ça leur fera que du bien !!!

Une vérité qui dérange

Publié le 20/10/2006 à 12:00 par mumuland
Une vérité qui dérange
« L’humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s’accordent pour dire qu’il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire - un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières.
Cette catastrophe d’une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables ; nous seuls pouvons encore l’éviter. Plutôt que de sonner le tocsin de l’apocalypse ou de céder à la délectation morose, Une vérité qui dérange a choisi d’illustrer et de relayer l’action et le combat passionné d'un homme, l’ancien Vice-président Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l’urgente nécessité de réagir à cette crise. En présentant une conférence sur le sujet, il dénonce des faits alarmants, mais sans jamais culpabiliser l’auditoire afin de lui faire prendre conscience du danger qui plane sur notre planète. »


Voilà un documentaire qui nous met devant le fait accompli : la planète va mal, à cause de NOUS TOUS. Il nous donne à réfléchir sur nos actes et explique de façon claire mais non dénuée d’humour tous les dangers du réchauffement climatique. Des images spectaculaires, souvent terrifiantes, montrent la fonte des glaciers, l’engloutissement des villes entières qu’ils vont provoquer, l’exode de milliers de personnes, mais surtout l’argumentaire d’Al Gore démontre méticuleusement que le changement climatique existe bel et bien et que ses effets sont déjà à l’oeuvre et par conséquent nous concernent tous. Et rien que pour ça courez-y, vous allez être surpris !
En effet, sobrement et simplement, les faits et chiffres sont exposés, sans alarmisme exagéré, mais avec conviction. Destiné surtout aux Américains qui sont de très loin les mauvais élèves en matière d’environnement, le film s’adresse à chacun de nous. Et on sort quand même atterré de savoir ce qu’on va laisser à nos enfants et petits-enfants.
Bien qu’assez pédagogique, on ne s’ennuie pas une seconde ; bien au contraire, le film est présenté de façon très vivante, avec des tableaux, images de synthèse et autres animations. Al Gore, charismatique et concis, est hyper convaincant. Il mêle théorie et humour et rend cette heure et demie à la fois très instructive et, répétons-le, plaisante. Alors même si vous détestez les conférences, ça vaut le coup je vous assure.
Et pour tous ceux qui diront que c’est encore à une fin politique que ce film a été réalisé, je leur répondrais « Même si ça l'était, et alors ? », au moins il a un impact sur les spectateurs. Car que l’on soit jeune ou vieux, de droite ou de gauche, riche ou pauvre... si le dérèglement s’amplifie, on sera tous dans le même bateau et on aura tous chaud !!! Ce film a un seul objectif : rappeler que nous sommes tous capables de changer nos comportements afin de sauver notre unique maison... la Terre.
Indispensable, incontournable, obligatoire.

Avant-première : Ne le dis à personne

Publié le 19/10/2006 à 12:00 par mumuland
Avant-première : Ne le dis à personne
Hier soir, une avant-première pour le nouveau film de Guillaume Canet en tant que réalisateur était organisée. Etant bien sûr au rendez-vous, j'ai passé une SUPER soirée, surtout que Monsieur le cinéaste était invité ainsi que Gilles Lelouche qui joue un rôle atypique, le coscénariste et le producteur.

Donc pour faire court et simple, Ne le dis à personne est un excellent thriller haletant, captivant et servi par une brochette de comédiens géniale... bref j'ai adoré ! Adaptation du roman culte de Harlan Coben vendu à plus de 6 millions d'exemplaires dans le monde, Guillaume Canet est un jeune réalisateur (c'est seulement son 2ème film) mais alors quelle maîtrise de mise en scène, quelle musique utilisée intelligemment et envoutante (il a travaillé avec le chanteur M et ça se sent !), quel choix dans le casting et le scénario. Tout est parfait, on reste scotché à l'histoire pendant 2h, et le suspense est constant jusqu'au dénouement final. Alors une seule chose à dire : bravo et courez-y ça sort le 1er novembre.

"Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu.
Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot..."


Après une ovation bien méritée, les artistes ont répondu à toutes les questions avec une disponibilité et une décontraction bluffante. Jokes avec les spectateurs, ambiance presque copains-copines (assis en tailleur sur le devant de la scène, sweats enlevés, il manquait que la clope! lol) ces acteurs ne se prennent pas au sérieux et n'ont pas du tout la grosse tête. C'est rafraîchissant et tellement sympathique. Alors merci à vous 4 pour cette heure de détente et d'explication sur votre film.


Fair play

Publié le 02/10/2006 à 12:02 par mumuland
Fair play
"Un patron dominateur compulsif, une nouvelle recrue à l'arrivisme forcené, un cadre calculateur et machiavélique et une employée trop victime pour être honnête règlent leurs comptes sur les terrains de sport. La sueur se mêle à la manipulation, la domination sportive se transforme en harcèlement et la résistance physique devient le dernier rempart contre le licenciement... Aviron, squash, parcours santé, golf, canyoning,le noeud de vipères ne cesse de se resserrer jusqu'à ce que les masques, et les hommes, tombent."

Que dire de Fair play, je reste perplexe... Un scénario très original et bien construit, une bonne mise en scène pour un premier film, de jeunes acteurs qui ont fait leurs preuves... et pourtant ça ne m'a pas convaincue !
Sur la base de son court-métrage Squash, Lionel Bailliu dresse un portrait sans complaisance de la vie en entreprise et de ses dérapages. Tout y passe : harcèlement sexuel et moral, trahisons, détournement d’argent, abus de pouvoir, machiavélisme, lâchetés et ambition démesurée. Pourtant, on ne pose jamais le pied au travail, tout est exprimé à travers le sport. Le résultat : cinq courts métrages se succèdent : une course improvisée en aviron, une partie de squash ultra-tendue, un parcours santé qui vire au chantage, une partie de golf menaçante et un canyoning sauvage à l'issue tragique. Si les intentions sont à chaque fois excellentes, la mécanique perverse de chacun des segments tourne très rapidement à vide, plombée par le côté caricatural des situations.
Côté acteurs, c'est un peu pareil : Marion Cotillard (nunuche à souhait), Mélanie Doutey (à claquer) et Jérémie Renier (mou du genou) en font trop pour être convaincants, mais l'exemple le plus criant est celui de Benoît Magimel (enlaidi au possible), qui semble se régaler dans le rôle du beauf arriviste bedonnant, mais dont la prestation n'est jamais crédible. En fait, seul Éric Savin se sort d'affaire dans le rôle du boss intraitable.
Alors ça se suit bien certes, mais on reste médusée devant tant de violences et de coups bas. C'est un peu gros quand même surtout la fin du film et j'espère pour vous que votre vie professionnelle ne ressemble pas à ce film, sinon apprenez à nager et n'oubliez pas votre bouteille d'oxygène !

The Sentinel

Publié le 02/10/2006 à 12:02 par mumuland
The Sentinel
"Il y a vingt ans, Pete Garrison, agent des Services Secrets américains, a sauvé la vie d'un Président. Aimé et respecté de ses collègues, il est à présent chargé de la protection rapprochée de la Première Dame. Sa vie bascule lorsqu'un collègue et ami est assassiné avant d'avoir pu lui transmettre des informations de la plus haute importance...
L'affaire est confiée au meilleur enquêteur du Service, David Breckinridge, ancien protégé de Garrison.Avec l'aide d'une jeune recrue, Jill Marin, les deux hommes vont bientôt découvrir l'existence d'un complot interne, visant à assassiner le Président. Mais très vite, les indices semblent désigner Garrison…
Pour prouver son innocence, celui-ci n'a d'autre choix que de fuir, et d'essayer de démasquer la taupe qui le manipule afin de sauver la vie du Président. Mais il a désormais à ses trousses les deux meilleurs agents du Service, Breckinridge et Marin - ses propres coéquipiers."


Ca n'a pas le titre, mais ça a le goût et la couleur - surtout avec la présence de "Jack Bauer", alias Kiefer Sutherland - d'un épisode de 24 heures Chrono (d'accord en moins bien !) Mais si vous aimez la série, vous devrez aimer The Sentinel.
On y retrouve les mêmes éléments : suspence, rebondissements et rythme. Le casting est alléchant (Michael Douglas, Kim Basinger, Eva Longoria) et les acteurs convaincants. On passe donc un bon moment même si on devine assez vite les rouages du scénario. Mais on reste quand même accroché à l'histoire et on se divertit, c'est déjà pas mal !!!
Bref, sans révolutionner le genre, Clark Johnson signe un thriller sympathique. Un film agréable, à voir donc si vous avez le temps... sinon attendez le DVD ! Télé ou cinéma pour ce film ça change pas grand chose !

Flandres

Publié le 28/09/2006 à 12:00 par mumuland
Flandres
[i]"De nos jours, dans les Flandres, Demester partage sa vie entre sa ferme et les balades avec Barbe, son amie d'enfance. Il l'aime secrètement et douloureusement, acceptant d'elle le peu qu'elle lui donne, supportant ses moeurs et ses amants. Avec d'autres jeunes du pays, Demester part comme soldat à la guerre dans un pays lointain. La barbarie, la camaraderie et la peur, transforment Demester en guerrier. Au fil des saisons, seule, Barbe attend le retour des soldats et dépérit. L'amour immense qu'éprouve Demester pour Barbe le sauvera-t-il ?"

Vous aimez les films lents, gris, muets... allez voir Flandres, vous allez adorer !!!

Une histoire sordide, des scènes glauques, c’est carrément déprimant. Tous les personnages semblent avoir sauté un stade de l’évolution, en particulier le héros André qui s'exprime de façon inintelligible, quasiment par onomatopées et qui a toujours l'air de se demander où il est. Quand à son amie Barbe la nympho dérangée, elle fait presque peur (les habitants du Nord vont être ravis de l’image qu’ils ont). On en arrive presque à être content de les voir partir pour la guerre, enfin un peu d’action ! Mais on a droit alors à de la barbarie pure et simple (maltraitances, jeunes innocents abattus, viol collectif, castration ). Que c’est triste ! Rien que pour nous convaincre que la bestialité est signe de fragilité humaine. Que la guerre donne vie au homme qui n'exprime rien ; grâce aux horreurs qu'il a vu, il prend conscience qu'il aime la « bouzeuse » et le lui dit enfin (le film finit sur un "je t'aime") mais alors que c'est torturé et ennuyeux !!!
Tout est laid dans ce film : les paysages du Nord sont moches, les personnages sont moches, le jeu des acteurs est moche, leur façon de s'habiller, de se comporter est moche ; bref la vie c’est moche, la guerre c’est moche... en tout cas l’absence de musique est moche, la durée des plans est moche et que ce truc épuré et triste au possible a pu faire fondre le jury de Cannes, c’est moche ! Y a des fois où je me dis que je ne comprends vraiment rien aux récompenses : Grand Prix du Jury… euh pardon mais vous aviez bu ???

Je résume : n'allez pas voir ce film sauf si vous avez vraiment du temps et de l'argent à perdre ! Préférez plutôt Le Vent se Lève, un beau film et une palme d'or méritée là.

Rosario

Publié le 17/09/2006 à 12:00 par mumuland
Rosario
"Medellin, Colombie. Une ville corrompue où règnent drogue, sexe et pauvreté. C'est ici qu'est née Rosario, jeune femme à la beauté fatale et au caractère bien trempé. Aujourd'hui, elle risque de mourir. Antonio, en pleurs, la porte dans ses bras. Les couloirs de l'hôpital n'ont jamais paru aussi longs. Rosario a pris plusieurs balles dans le ventre et la poitrine. Elle s'éteint doucement. Antonio patiente dans la salle commune. Il laisse un message à Emilio, qui ne décroche pas. Il se souvient. De leur rencontre, un soir dans une boite de nuit. Rosario était si belle. Avec Emilio, ils venaient là chaque soir. Les deux amis ne savaient pas encore dans quelle spirale de mort et de plaisir, ils allaient être embarqués."

Rosario , premier long métrage, de Emilio Maille, est adapté d'un célèbre roman colombien de Jorge Franco Ramos - La fille aux Ciseaux. Le livre doit son impressionnant succès (épuisé au bout de 2 jours de parution) grâce à un thème qui n'avait jamais été traité en Colombie : l'élévation sociale d'une femme qui impressionne les classes aisées par ses récits de ce qui se passe "en bas".
Son adaptation cinématographique vaut avant tout pour son actrice principale, Flora Martinez. Elle dégage une sensualité peu commune. Lumineuse et charnelle, elle a le charme piquant des actrices latines et campe le personnage de Rosario avec une implication et une sincérité sans retenue. "Je me demandais parfois qui je dirigeais : Flora ou Rosario ?",
confie le cinéaste sous le charme de son actrice tout comme le romancier, conquis par la comédienne choisie : "Lorsque j'écris, je vois les personnages comme s'ils étaient derrière une fenêtre embuée. Flora a réussi à traverser cette fenêtre floue pour tout devenir tout simplement Rosario Tijeras." Du coup, les deux comédiens principaux sont un peu en retrait, happés par ce personnage de femme meurtrie mais malgré toutes les crasses de la vie amoureuse de celle-ci.
Avec un bel appétit, ce film trace le portrait d’une héroïne qui serait, à elle toute seule, la Colombie toute entière. La violence et le chagrin, la fête et la mort, la fièvre sensuelle et la frénésie de la drogue... On n’a vu cela que dans La Vierge des tueurs (2000), mémorable film de Barbet Schroeder. L’atmosphère est ici plus mélangée mais le personnage n’en reste pas moins d’une vérité saisissante. Venu du documentaire, le réalisateur a mis dans son film toute la sincérité d’une expérience vécue : il est tombé amoureux fou de Rosario. Et nous avec lui.

Miami Vice - Deux flics à Miami

Publié le 17/09/2006 à 12:00 par mumuland
Miami Vice - Deux flics à Miami
"Miami... Deux agents fédéraux et la famille d'un informateur ont été sauvagement exécutés. Une nouvelle enquête commence pour Sonny Crockett et son coéquipier Ricardo Tubbs, avec une certitude : la fuite qui a permis ce massacre en règle provenait des sommets de la hiérarchie...
Les deux compères se retrouvent embringués dans une nouvelle enquête. Au coeur du trafic à démasquer, un cartel international de drogue. Crockett et Rubbs se font passer pour des trafiquants, et réussissent à approcher les hauts pontes du réseau. Ils marchent sur des oeufs, d'autant que Sonny n'est pas insensible aux charmes d'Isabella, implacable femme d'affaires, et bras droit du mafieux en chef. Rien ne va plus sous le ciel de Floride."


Michael Mann (Heat, Ali, Collateral) nous a habitué à une réalisation soignée, à des plans lourds de sens, à une direction artistique de qualité. Mais aussi à des histoires qui suscitent une vraie curiosité et amènent des tas de questions. Et ce, sans perdre de vue les émotions et le rythme. Quel déception donc.
Mann prétend qu'il a repris là le scénario pilote de la série lancée en 1984. Peut-être. Mais il ne reste presque rien des deux flics d'origine, sinon leurs noms. Il ne reste pas grand-chose non plus de Miami, délaissée au profit de Haïti, la Havane ou la Colombie. L'argument d'une adaptation de la série "mythique" ressemble donc à s'y méprendre à une opération marketing. Alors certes, la qualité artistique est présente - le mojito, les hors-bord et autres gadgets, la robe de Gong Li, l'image filmée en HD - et justifie les 150 millions de dollars de budget. Mais rien de très innovant, on a l'impression de se retrouver dans un sous Collateral (mêmes scène de nuit, plans interminables sur les immeubles, le soleil qui se couche).

Côté acteurs, je suis très mitigée. Difficile d'évaluer le jeu des comédiens, tant leur temps d'apparition à l'écran semble bizarrement minuscule. Cinéaste architecte, Mann s'est une nouvelle fois pris d'intérêt pour les bâtiments en tous genres, mais en a oublié de coller à ses personnages. Si Jamie Foxx campe un Ricardo Tubbs plutôt crédible, Collin Farrell, dans le rôle de Sonny Crokett, est inexistant. Reste Gong Li qui réussit à nous faire croire à Isabella, une femme à l’image dure et sûre d’elle-même, mais qui va voir sa vie bouleversée par l'amour. C’est d’ailleurs avec elle qu’ont lieu les meilleures scènes du film.

Mais le vrai problème de film provient du scénario : il manque sérieusement de punch. Aucun suspense, manque d'action, grande lenteur, beaucoup de bavardage, ce qui est ennuyeux par définition pour un thriller. Mann peine en effet à construire un univers solide et crédible capable d'impliquer totalement le spectateur. On devrait trembler sur son siège de peur que les agents infiltrés soient démasqués et butés aussitôt, mais bizarrement, on s'en moque un peu. L'idée de départ de Mann - se focaliser sur les rapports entre les personnages et la difficulté de mener un double jeu (surtout quand on tombe amoureux d'une trafiquante) - était alléchante, mais tout cela manque de tripes, c'est trop fade. Dommage...
Ne vous laissez donc pas berner par la bande-annonce. Non, Miami Vice n’est pas le film d’action qui vous fera bondir de votre siège et qui vous décoiffera.

STAY

Publié le 10/08/2006 à 12:00 par mumuland
STAY
"Sam Foster (Ewan McGregor) , un jeune et brillant psychiatre new-yorkais partage sa vie avec Lila (Naomi Watts), une artiste fragile qui fut sa patiente quelques années plus tôt. Alors qu'il remplace une de ses collègues en congé, Sam est amené à s'occuper d'Henry Letham (Ryan Gosling), un patient peu ordinaire. En effet, le jeune étudiant dépressif lui annonce son intention de se suicider la veille de son 21ème anniversaire. Sam a trois jours pour tenter de comprendre les motivations d'Henry et surtout empêcher cette tragédie. La vie du psychiatre va être totalement chamboulée par son immersion dans le subconscient d'Henry. Sam, confronté à des rencontres de plus en plus surréalistes, ne parvient plus à démêler le réel de son imaginaire...Mais qui est donc vraiment Henry Letham ?"

Stay avait tout pour être un thriller passionnant : un scénario signé David Benioff (La 25e heure), un réalisateur pas manchot (A l'ombre de la haine, Neverland) et un casting de choix : Ewan Mc Grégor, Noami Watts, Bob Hoskins et Ryan Gosling. Et ça démarre d'ailleurs très bien : mise en scène rythmée, dialogues pleins de sous-entendus, ambiance mystérieuse... on salive ! Mais plus on avance, plus on est déçu.
Ses inserts subliminaux dans le décor amusent un temps. Sa caméra "épileptique" amplifie une intrigue opaque et étrange, pour ne pas dire confuse. Son montage tout aussi sophistiqué déconcerte au plus au point. Arrivé à la mi-temps du film, c’est l’overdose. On ne comprend plus rien à l'histoire et ce ne sont pas les dernières secondes du film qui vont nous éclairer... L'ennui s’installe petit à petit pour arriver laborieusement à une fin qui n'apporte aucune explication sur les nombreux moments paranormaux et sur l'intrigue dans sa globalité.
On a vraiment l'impression que le scénariste s'est complètement emméler les pinceaux entre le monde des vivants et celui des morts. A trop vouloir illustrer cette histoire il a pêché par excès et discrédite son film.
Bref pour faire rapide, c'est un film raté ! Je vous le déconseille vivement.